Petite histoire des Aprèm'Jazz
A l'occasion de la disparition de la diva du jazz Cassandra Wilson dans son Mississippi natal revenons sur un évènement marquant des Aprèm'Jazz : la venue de Cassandra WILSON au Théâtre de Cornouaille. L'occasion de relire le compte rendu enthousiaste qu'en avait fait Gilles CARRIÈRE du Télégramme.
Cassandra Wilson : le show inoubliable !
Publié le 21 mai 2004 — Gilles Carrière
Ça n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion d'applaudir une légende du jazz ! Soutenue par une équipe de musiciens discrets mais redoutablement efficaces, Cassandra Wilson a offert à ses nombreux supporters un concert de toute beauté, mercredi soir, au Théâtre de Cornouaille dans le cadre des Aprèm'Jazz.
Légende photo : Cassandra Wilson, mercredi soir sur la scène du Théâtre de Cornouaille : de la grâce à l'état pur, un concert inoubliable.
En quatre années d'activité, l'équipe des Aprèm'Jazz — dans des conditions souvent difficiles — a réussi quelques jolis coups. Celui de mercredi restera sans conteste dans les mémoires pendant longtemps.
Sensualité inouïe ! Nul n'en doute : Cassandra Wilson est une chanteuse de jazz de tout premier plan. Mais Wilson est bien plus qu'une vocaliste de haute voltige. C'est aussi une présence, une façon unique d'occuper la scène qu'elle dévore de tout son corps avec une sensualité inouïe.
À 20 h 45, tandis que les musiciens de l'Américaine échangent quelques notes entre eux, une voix off s'échappe de nulle part et lance : « And now, Ladies and Gentlemen, please welcome Cassandra Wilson ! »
Cassandra est enfin là, habillée d'une robe rose aussi légère que sexy à faire pâlir d'envie les plus belles créatures d'Hollywood. Un sourire généreux en direction de la salle et le spectacle peut commencer.
Les premiers morceaux, lénifiants, semblent un peu trop lisses, au point que les deux reprises Lay Lady Lay (Bob Dylan) et Fragile (Sting) passent presque inaperçues. Mais quand, à mi-parcours, Cassandra Wilson s'empare de sa guitare, le spectacle tutoie les sommets.
Plus de chaussures ! Dans un étonnant mélange de folk et de blues, le jazz se transforme alors en simple composant. Le public se voit entraîné dans la chaleur humide de son Mississippi natal.
Lorsque la diva se débarrasse de ses chaussures, se caresse discrètement les hanches, puis fait allusion, entre deux morceaux, au « concept de l'énergie », le spectacle dépasse le cadre musical.
Et sur la fin, Cassandra s'éclipse sur un standard d'Antonio Carlos Jobim, repris en français par Georges Moustaki : Les Eaux de Mars.
Un concert quatre étoiles, décidément
Archives de Fernand Tanguy président des Aprèm'Jazz de l'époque que l'on aperçoit en arrière plan lors de la remise d'un cadeau par Alain GERARD Maire a Cassendra.
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